Bienvenue

Marius et Bandit sont deux ânes qui ont entamé, le 19 mais 2009, une randonnée de 650 km en 35 jours pour Gabriel, un enfant de 6 ans atteint d'une lésion cérébrale car son cerveau a manqué d'oxygène à la naissance, à cause d'une erreur médicale.
Une association drômoise a été créée par la famille de Gabriel (http://www.asso-gabriel.com). L'objectif de ce périple est donc de récolter des dons qui seront redistribués au travers d’activités ou d’achats de matériel contribuant ainsi au développement psychomoteur de Gabriel.
Ce blog est le carnet de voyage de cette aventure qui se déroule en deux temps. D'abord du 19 au 31 mai 2009 avec l'ascension du Ventoux, un périple de 220 km. Puis du 1er au 23 août, avec la traversée des grands espaces du Vercors.
dimanche 28 juin 2009
Nous voila rentrés depuis le 31 mai dernier de notre premier périple.
Le 1er août 2009, nous reprendrons la route... Cette fois pour le Vercors...
450 km en 23 jours entre la vallée de l'Isère au nord et le Diois au sud... Une aventure au coeur de cette véritable citadelle naturelle de calcaire. Nous découvrirons une partie des sept régions naturelles qui composent ce pays magnifique et unique : les Quatre-montagnes, les Coulmes, le Vercors Drômois, le Royans, le Diois, le Trièves et la Gervanne. Côté nord, c'est la rigueur des Alpes sévères ; côté sud, la première douceur du midi méditerranéen.


Pour suivre cette noouvelle aventure, retrouvez notre carnet de voyage en cliquant ICI
mercredi 10 juin 2009


Vous avez été plus de 1600 à nous suivre tout au long de cette aventure. Un grand merci à vous mais aussi à tous ceux qui ont envoyé un don.
Découvrez à présent les 200 photos de ce périple dans cet album souvenir.
En ce qui nous concerne, nous reprendrons les sentiers de traverse pour la suite de notre randonnée au profit de l'association Gabriel, le 1er août prochain depuis le village de Rousset les Vignes dans la Drôme.
Il nous reste un peu plus d'un mois et demi pour finir de préparer cette traversée du Vercors en 23 jours et 450 km...
Alors à très très bientôt !!!


Toutes les photos de cette randonnée. Cliquez sur ICI
jeudi 4 juin 2009
Un article signé Monique Poudroux
dimanche 31 mai 2009
Se lever pour la dernière fois dans un cadre sauvage, ça n'a pas de prix.
Alors nous avons pris le temps d'apprécier ces derniers moments en "liberté", en compagnie de Barbara et Bernard, que nous avons eu bien du mal à laisser dans leur écrin de nature.

Dès 9h, pourtant, il nous a bien fallu leur tourner le dos... Mais pas le coeur!

Nous avons décidé de prendre plutôt la route que les chemins, ce qui nous a rallongé le parcours de 8 kms, mais Marius, qui sentait le retour, nous a fait trotter à 5 kms par heure, et au final, nous avons mis moins de temps que prévu!

Le temps était calme et ensoleillée, nous avons emprunté une petite départementale calme vers Condorcet, puis une autre un peu plus fréquentée vers Les Pilles.
Juste avant d'arriver à Nyons, nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer près d'Aubres.

Comme à notre habitude, nous avons pris un petit café à Nyons, au café du pont et reçu un formidable accueil.

Nous avons aperçu la maison vers 17h30, et la montagne juste derrière, celle que nous aurions dû fouler, cernée de nuages peu engageants.

Et nous avons bien fait de prendre la route puisque le temps de poser nos sacs et d'amener Marius et Bandit au parc, leur donner de l'avoine et un gros orage s'abattait sur nous!

Et une autre surprise de taille nous attendait à la maison : après l'équipe de ZapFm de Valréas, Gabriel et sa famille. Nous avons passé une magnifique soirée, entre grosse fatigue, mais grosse joie, immense bonheur de voir tout ce monde. L'association a reçu des dons par la Poste, et nous devons caler 2 émissions en direct, une avec Zap Fm et l'autre avec Radio France... D'autres peut-être suivront...

C'est ainsi que l'aventure continue, au-delà des chemins et des sentiers.
Et c'était aussi le but de cette marche, dont nous n'avons parcouru qu'une petite partie, avant de l'achever en août prochain dans le Vercors.

Avant tout d'éveiller les consciences et les pouvoirs publics, que de nombreuses associations existent alors qu'elles ne devaient pas forcément avoir besoin de nous de cette façon.
Faire parler de ces familles qui sont souvent dans de grandes difficulté pour apporter des soins, garder le moral.
Tenter de montrer également tout simplement que les dons ne sont pas forcément les plus importants ni le but de certaines actions. Nous avons marché pour Gabriel, certes, mais nous n'avions aucun autre objectif que celui que nous dictait nos coeurs.
Et si nous devions retirer une récompense de cette aventure, c'est bien le sourire de Gabriel, de ses parents, de sa famille; les encouragement des personnes rencontrées au détour des chemins, et le formidable relais des médias, qui nous ont soutenus et nous soutiendront encore.

Car l'aventure continue, même si chacun a repris sa place dans le monde.

Que ce soit dans la presse, ou sur les blogs, tous les messages que nous avons reçu nous encouragent à continuer de marcher pour le bonheur des gens, ne serait-ce que pour un sourire.

Merci à vous tous, bloggers, anonymes, parents, amis, journalistes, hébergeurs...

@très vite!
samedi 30 mai 2009
La nuit a été mouvementée.
Bandit, habitué à dormir en box, a eu peur du moindre bruit et surtout de celui du vent, qui a soufflé un peu fort. Il a fini par communiquer son angoisse à Marius, pourtant imperturbable d'habitude. Nous n'avons pas cessé de nous réveiller pour contrôler si tout allait bien.

Forcément, ce matin, à 7h, le réveil a été un peu... Rude.

Comme nous n'avons pas trouvé une épicerie ouverte hier à Sainte Jalle, nos réservés étaient quasiment épuisées et par conséquent, le petit déjeuner plus que léger.

Après avoir bâté Marius et Bandit, il était déjà 9h lorsque nous avons repris le chemin.
Nous avons dû emprunter un chemin très étroit, accidenté, et il nous a fallu débâter et bâter à maintes reprises pour pouvoir passer.

Et finalement, voici devant quoi nous nous sommes retrouvés en haut du chemin:

Nous avons perdu à peu près 1h pour faire 100 mètres.

Nous avons donc préféré couper par la colline, tout de même un peu agacés par ces pancartes et fils de fer, en haut de ce chemin qu'on croyait ouvert. Si nous les avions vues à l'entrée, nous n'aurions pas perdu autant de temps ni pris autant de risques.

Nous avons franchi le col de la Charbonnière, à 857 mètres puis avons repris la route.

C'est à ce moment que nous avons quitté la vallée de l'Ennuyé pour celle de l'Eygues.

Vallée de l'Ennuyé

Le changement de végétation est flagrant et le paysage superbe, digne des plus belles cartes postales, avec le soleil, le vent dans les feuillus et les oiseaux en plus!

Nous étions en direction de Sahune, quand la faim nous a surpris, alors que nous étions à la hauteur d'une table d'orientation, non loin d'un cimetière du 19ème siècle.
Il était à peu près 13h, nous nous sommes permis de faire une petite sieste et j'ai malgré moi démoralisé Joëlle, lui annonçant laconiquement qu'il ne nous restait que 8 à 9h de marche avant Saint Férreol Trente Pas...

Enfin, à Sahune, nous nous sommes pris le petit café qui nous avait tant maqué le matin, donné à manger aux ânes, fait quelques courses, rencontré des gens qui nous avaient vus dans le journal et nous ont encouragés gentiment.

Afin de ne pas assommer Joëlle d'avantage, j'ai décidé de prendre un peu de départementale, malgré le bruit des véhicules passant qui avaient tendance à effrayer Marius et Bandit.
Mais la route s'est fait moins visitée au bout de 2kms et nous avons tranquillement poursuivi.

Peu avant Eyrolles, nous nous sommes reposés un moment et avons prévenu nos amis, Barbara et Bernanrd, de notre arrivée.
Au moment où nous repartions, nous avons eu la joie de les voir arriver en voiture!
Bernard a pris le sac de Joëlle et Barbara a achevé le parcours avec nous pour les 3 kms restants.
Nous avons rencontré des enfants adorables, qui nous ont souhaité bon courage pour la suite.

Et puis...

Saint Ferréol.

Vallée de l'Eygues

Il était 19h.
Nous avons posé nos sacs, débâté les ânes et j'ai enfilé ma cagoule de bourreau pour retirer le sparadrap fortement collé aux poils de Bandit, Joëlle ayant trop peur que son fidèle destrier lui en veuille.

Ah, les filles...

Nous passons une excellente soirée en compagnie de Barbara et Bernard, qui nous avaient été d'une grande aide lors de la Virade de Marius.

Demain, nous allons devoir laisser le ciel, le soleil, les champs, les vallées, le Ventoux et tous ces gens qui ont jalonné nos sentiers de bonheur...

Bonne nuit!

vendredi 29 mai 2009
Il faisait beau ce matin, quand vers 11h, nous avons salué une dernière fois les moutons, qui nous ont gardés toute la nuit...
Nous avons pris du retard sur l'horaire, en raison d'une vilaine blessure sous le bât de Bandit.
Nous serions bien restés à traîner sur ce plateau, dans l'herbe verte et grasse, qui n'avait pas été aussi fournie depuis 2003, selon le berger. Marius et son acolyte s'en sont donnés à coeur joie cette nuit!

Nous avons bien marché, comme nous sommes sur le retour, nous rencontrons logiquement plus de pentes que de côtes, mais à 12h30 à peine, pris d'une fringale, nous nous sommes arrêtés au col des Lantons pour pique-niquer et même faire la petite sieste, histoire de ne pas perturber le cours de la nature...

Vers 14h30, reposés, nous avons repris le sentier en direction de Rochebrune, dont nous avons visité la chapelle, les ruelles, pu remplir nos gourdes...

Rochebrune

Puis, boostés par les descentes ou le plat, nous avons vite gagné Sainte Jalle, que Joëlle a particulièrement apprécié, notamment pour une bonne glace et un soda bien mérités!
Mais la seule rue à prendre pour emprunter le sentier pour Arpavon était barrée par un camion et une bétonnière. Et le temps de comprendre qu'il n'y avait pas d'autre issue, nous avons tourné.... En rond.

Finalement, après maintes manoeuvres, nous avons pu nous glisser entre le véhicule et l'outil, en débâtant Bandit et quelques pas de gymnastique...

Nous avons ainsi franchi le col du Goudon, à 602 mètres, non loin du Poêt-Sigillat où nous avons vécu un moment unique puisqu'il ne survient qu'une fois par jour et ne dure que l'instant de faire quelques photos, un coucher de soleil des plus rougeoyant qui nous offrait ses dernières lueurs et jetait sur la vallée les prémices de la nuit.

C'était beau, mais encore à 9kms d'Arpavon, où un gîte n'attendait que nos pieds fatigués.
Malheureusement, il était déjà 20h30 et nous avons dû nous résoudre à ne marcher encore que 6kms, le temps que la lumière du jour nous a laissés avant de nous "clouer" sur place pour la nuit.
Mais ça n'a pas été sans peine, un gros dénivelé, sur un sentier équestre très étroit, à flanc de falaise, qu'à première vue nous ne voulions pas prendre tant il paraissait en mauvais état.

Sainte Jalle

Mais Joëlle, la courageuse, s'est avancée en éclaireur et avec de multiples précautions, nous avons effectué un dénivelé de plus de 400 mètres sans incident.

Il était 21h45 quand nous sommes arrivés sur le lieu-dit Le Chardonnier, un plateau venté et frais.
Mais trop fatigués et dans la pénombre, impossible de parcourir les 3kms qui nous séparent encore d'Arpavon.

Nous avons planté la tente, et allons bien nous couvrir pour la nuit.

Demain, c'est promis, Saint Férréol-Trente-Pas est à nous!

Bonne nuit!
jeudi 28 mai 2009
La belle soirée d'hier a généré une douce nuit et nous avons eu bien du mal à quitter Annick et Jean-Pierre ce matin...
Vers 10h30, après avoir plié bagages, bâté Marius et Bandit, nous avons eu la joie d'apprendre que notre séjour nous avait été offert, en plus d'un don. Nous avons décidé de reverser l'ensemble à l'association pour Gabriel.

Après des adieux émus, nous avons repris le chemin...Et dit au revoir à La Gautière et ses adorables gardiens.
Enfin, presque.
Nous nous sommes un peu emmêlés les sabots et avons tourné en rond.
Joëlle, philosophe, a trouvé cette petite balade de 19 kms très bucolique...


Mais elle a bien raison, le paysage est toujours aussi spectaculaire, surtout lorsque nous sommes arrivés au quartier des Jonchiers, à 452 mètrs,sur la commune de Beauvoisin vers 18h40, avant d'attaquer la montée du col de Linceuil, à 852 mètres, vers celui de Milmandre, à 852 mètres, que nous avons atteint vers 20h30, après une montée parfaitement menée.

Et là, le paysage nous a littéralement cloués sur place. Un magnifique coucher de soleil, avec ses flammes rougeâtres, une vue sur le Géant de Provence.
Ces deux cols sont des lieux incontournables pour les randonneurs.

Vue du col de Milmandre

Nous sommes dans la montagne de Baume Noire, bien connue des férus d'escalade aujourd'hui, mais également des maquisards pendant la 2nde Guerre Mondiale.

Mais les orages de la veille et le vent ne nous ont pas permis de dormir sur place à la belle étoile alors nous avons marché encore un peu avant de rencontrer un berger, qui nous a gentiment autorisés à planter la tente sur son pâturage. Une belle rencontre de plus, avec une longue conversation sur son métier, son expérience et tous ses secrets sur la Baume Noire, qui abritait jadis une faune de rapaces, peuplée aujourd'hui de quelques vautours.


La soirée est fraîche, mais belle, demain, nous comptons rattraper notre retard et rallier Arpavon.


Bonne nuit!
mercredi 27 mai 2009
Dans la vie de tous les jours, celle de fou qu'on mène toutes et tous, l'imprévu n'a pas sa place.

Alors que sur les chemins, il prend tout son sens.

C'est un peu ce qui nous est tombé dessus, ce matin, au réveil.

Nous avions passé une si belle soirée en compagnie d'Annick et Jean-Pierre, gérants du camping La Gautière, de La Penne sur Ouvèze, que nous n'arrivions pas à nous décider à partir ce matin.


En plus de deux de leurs deux charmants enfants, Rémi et Mathieu, 2 jeunes ânes sont venus agrandir cette adorable petite famille, suite à notre passage l'an dernier, lors du Marius Tour 2008.

Ainsi, nous avons fait la connaissance d'Ugolin et Uriel.

Bandit a très vite accroché, Marius, mon grand célibataire endurci, un peu moins...

Nous avons finalement décidé de passer la journée en cette belle compagnie.
La nuit avait apporté son lot de fraîcheur et d'humidité, au grand bonheur des ânes que nous avons laissés brouter à leur guise, au cours de petites balades dans le camping.

Et nous nous sommes rendu compte que tout le monde avait bien besoin de repos.
Hier soir, Bandit s'est couché et au réveil, il n'avait pas bougé.
Nous aussi avons très bien dormi et avons apprécié de flâner toute la journée, gâtés par nos hôtes.

Joëlle a bouquinné tranquillement au bord de la piscine, courageuse mais pas téméraire, elle ne s'est pas baignée.
Quant à moi, j'ai profité d'un accès à Internet pour mettre quelques photos en ligne et lire vos commentaires et encouragement qui nous donnent du courage et nous touchent beaucoup, Merci !!!

Ce soir, nous avons mangé tous ensemble, et les les ânes ont même eu droit à du bon foin au dessert!

Nous allons leur attribuer 4 étoiles sur notre Guide du Broutard!

Au gré de randonnées ou vacances, n'hésitez pas à faire une halte à La Gautière, où Annick et Jean-Pierre vous accueilleront avec plaisir!

Quant à nous, nous aurons probablement l'occasion de les rencontrer pour une prochaine randonnée avec Ugolin et Uriel.

Mais pour l'heure, nous allons nous coucher, demain, quelques kilomètres par-ci, quelques autres par-là et nous finirons bien par rattraper le parcours prévu!

Mais quel bonheur d'avoir pris le temps!

Bonne nuit!
mardi 26 mai 2009
Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas, et on peut dire que celle que nous venons de passer restera longtemps dans les souvenirs, surtout de Bandit!

Hier soir, nous avions décidé de les détacher pour les laisser broûter à leur guise.
Mosquito et Bandit sont revenus affolés, en courant, à tel point que nous avons eu grand mal à les attacher. Marius, lui, solitaire, ne paraissait pas plus inquiet que cela.
Toute la nuit, Bandit a scruté le bois derrière la maison forestière.

Et pour cause, un chevreuil y était caché...

Quant à nous, une averse a brisé le romantisme de la nuit à la belle étoile, nous nous sommes réfugiés sous le auvent de la maison forestière. Alors que nous venions à peine de nous y installer, la pluie a cessé. Nous sommes sortis et... La pluie a repris!
Las, nous avons décidé de terminer la nuit à l'abri.

Levés à 7h, nous avons pris notre temps pour les préparatifs du départ et avons quitté les lieux vers 10h.

Arrivés à Brantes, nous avons croisé à nouveau une jeune randonneuse belge, déjà vue au sommet du Ventoux. Elle a pris un café avec nous et nous avons discuté un moment. Très sportive, très musclée, très grande, c'est une férue de randonnée, de spéléologie, d'escalade et d'équitation. Elle se balade aussi souvent qu'elle le peut, comme en témoigne son énorme sac à dos, probablement plus lourd qu'elle! Comme un escargot avec sa maison sur le dos!

Belle rencontre, mais pas aussi magique que celle que nous avons faite arrivés à Plaisians, vers 13h.

En effet, Plaisians est le village natal du papa de Gabriel, qui nous a fait le plaisir de venir nous voir, avec toute sa petite famille. Nous avons partagé un moment magique, plein de joie, de bonheur et de sourires. Ils nous ont gâtés! Ils nous ont apporté de l'eau, des cerises mais aussi des gâteaux... Que du bonheur !


Vers 16h, il nous a fallu les quitter, mais la maman et le grand frère de notre petit Gabriel ont tenu à nous accompagner et ont fait 3 kms avec nous, avant de nous dire au revoir.


Nadine aussi a dû nous quitter, mais devait nous rejoindre au camping, pour nous apporter le repas du soir et faire soigner Bandit, qui boite depuis 3 jours, par le jeune Maréchal ferrant Brice, qui nous avait déjà assistés au début de notre aventure.



Nous nous sommes tous rejoints au camping de La Penne sur Ouvèze, vers 20h.

Mais avant le réconfort, un peu d'effort!

Nous avons laissé derrière nous la vallée du Toulourenc pour celle de l'Ouvèze, après avoir traversé un paysage désolant, une forêt calcinée depuis 4 ans, sur la commune d'Eygaliers. Malgré le temps, les stigmates des flammes sont toujours très présentes.


Nous avons passé une belle soirée en compagnie de Nadine, Mosquito et Brice.

Mais nous sommes tout de même un peu fatigués, malgré tout le bonheur de ces rencontres depuis le début de la marche.
Nous recommençons à emprunter plus de bitume que de sentier, ça sent le retour à la civilisation.

Mais pour le moment, les étoiles sont encore notre toit!


Bonne nuit!
lundi 25 mai 2009
Trop de confort tue le confort et c'est probablement parce que les matelas de la caravane étaient trop moelleux que nous avons mal dormi, habitués au sols caillouteux sous la tente!


Réveillés en fanfare par Mosquito à 6h, mais comme nous avions décidé de ne pas nous presser, et de surtout profiter du Mont Serein et son site magnifique, nous n'en avons pas voulu outre mesure à notre réveil matin sur pattes.

Nous avons pris un café avec Benjamin, le directeur de la station du Mont Serein et avons partagé une nouvelle fois avec une classe verte et les enfants n'ont pas été avares de questions au sujet de nos ânes. Belle rencontre, une de plus à ranger dans le tiroir à bonheurs!

C'est donc vers 12h30 qu'à contre coeur, nous avons décidé de quitter cet endroit magnifique.

Nous n'étions pas attendus, nous n'avions pas de retard pris sur le parcours, nous en avons profité pour nous offrir un pique-nique et une sieste, en prenant le temps de laisser nos yeux mémoriser le paysages, les essences, les odeurs, les couleurs, et pourtant...

Et pourtant, nous avons marché à une vitesse moyenne de 4.7 km par heure!

Nous avons trouvé un ruisseau à 3 km de la maison forestière de Brantes et comme nous étions largement en avance, tout le monde en a profité pour se rafraîchir et Nadine s'est même offert le luxe de se laver!

Après avoir passé le col du Comte, majestueuse, mystérieuse, la vallée du Toulourenc nous a imposé sa beauté, à couper le souffle, toujours et encore, à chaque fois que je la vois.

Nous avons regagné tranquillement la maison forestière, au pied du Ventoux.

Et de là, nous avons pu voir tout le chemin que nous avons parcouru depuis 2 jours, avec l'impatience de l'ascension du Géant de Provence, le bonheur d'en avoir gravi le sommet et la joie de redescendre.

Demain, Nadine nous quitte, nos chemins vont se séparer, nous allons continuer droit devant nous vers Pennes le Sec et elle à gauche, direction de Buis les Baronnies... Mais nul doute que lorsqu'elle croisera à nouveau notre chemin, elle nous accompagnera dans nos aventures.

Elle est aussi là, l'essence de la marche, ces rencontres issues du hasard, des échanges, un partage d'expérience, Nadine nous a enrichi de ses connaissances botaniques et historiques, nous avons partagé avec elle nos savoirs en randonnée...

Déjà la moitié du chemin parcouru, et même en 7 jours, nous avons l'impression que le temps s'est étiré pour nous permettre de nous imprégner de cette nature et des gens que nous rencontrons, sans la pression et les freins de la vie folle que nous menons tous, une fois nos chaussures de marches rangées dans le placard...

Bonne nuit!

video

dimanche 24 mai 2009
Comme prévu, nous nos sommes levés dès 6 heures, après les oiseaux qui nous ont chanté la bienvenue!


Il fait frais, mais heureusement pas de rosée.
Les préparatifs sont rapides, pas de tente à remonter et à remballer et nous pressons le pas, tellement le Mont Ventoux nous appelle!

Nous partons vers 7h30 vers le chalet Reynard où nous sommes accueillis très gentiment par les gérants et un solide petit-déjeuner, ils nous laissent même des casse-croûtes!
Café, chocolat... Rien de tel pour entamer l'ascension!

Il est 8h lorsque nous repartons. Mais le but est tellement au bout de nos chaussures que nous redoublons d'énergie. Nous avons fait une pause avant d'attaquer les fameuses crêtes du Ventoux, dont Joëlle ne connaissait pas les surprises. En effet, à chaque vallon franchi, alors que le Mont est pratiquement à portée de doigt, on découvre trois autres vallons!
Mais le vent frais nous a aidés à supporter la montée, qui s'est très bien passée, tant pour nous que nos ânes, à croire qu'eux aussi étaient boostés par l'objectif!


11h. Nous y sommes, enfin!
Nous ne sommes pas les seuls, mais ce site est tellement unique...
Nous faisons une pause pour quelques pauses... photos et redescendons vers midi.




Nous arrivons au camping du Mont Serein aux alentours de 13h30, à 4 , Nadine ayant préféré prendre les chemins plutôt que la route, Mosquito boitait trop.
Nous sommes accueillis très gentiment, mettons Marius et Bandit dans un près sur l'arrière et profitons enfin de ce qui devait être notre journée de repos.
Nadine nous a enfin rejoints vers 16h, et nous avons reçu la visite de nos proches.

Nous savourons cette belle soirée et nuit qui s'annoncent, demain, nous ne sommes pas attendus, nous prendrons le départ dès que nous serons parfaitement reposés, après 6 jours de marches, il faut que les corps et les esprits évacuent la fatigue et la pression.

Le Mont Ventoux est une épreuve physique, mais également sensationnelle.
Beau, haut, imposant, silencieux, maître du ciel.
Devant lui, nous nous sentons à la fois très petits, mais garants de ce qu'il nous demande de transmettre, que la Nature est belle!

Bonne nuit...

Dans le Dauphiné Libéré...
samedi 23 mai 2009
Nous avons quitté l'aire naturelle de camping de Bédouin vers 10h, et notre escale au village n'est pas passée inaperçue, pour notre plus grand plaisir!


D'une part, nous avons été ravis de rencontrer un correspondant de presse pour une interview, d'autre part, la gentille curiosité des habitants ou promeneurs nous procurent toujours autant de joie.
Mais... Nous mettent souvent en retard!

Après quelques courses, nous voilà repartis sur les chemins vers 11h30, avec le Géant de Provence en ligne de mire. Il est tout près!


Nous avons donc longé le pic sur une très jolie piste et nous sommes arrêtés pour déjeuner vers 13h.
Dès 14h, il était temps de reprendre la route, mais j'étais inquiet pour Marius, son poil sombre attire bien plus de chaleur et il est très fatigué.
Heureusement, nous avons trouvé une borne à incendie qui fuyait et nous avons pu remplir nos gourdes nous rafraîchir et laisser Marius, Bandit et Mosquito le baryton se rafraîchir à leur guise.


Nous avons dû tout de même marquer des arrêts très fréquents, en raison de la température très élevée pour la saison et de l'ascension ardue.
C'en était à tel point que nous avions l'impression de ne pas avancer.

Mais malgré la difficulté, la fatigue et la fournaise, nous n'avons pas manqué le spectacle de la nature et surtout la diversité de la végétation. Rocailleux, feuillus, caducs, chênes, hêtres, cèdres, pins parasols se cotoyaient de part et d'autre de la piste. Une féerie pour les yeux!


Il était donc 21h quand nous avons atteint la bergerie, à environs 3 kms du chalet Reynard, sur la face sud du Ventoux, qui nous attendra.
Nous sommes trop fatigués pour l'atteindre.
Nous décidons de nous installer sans monter la tente, le temps est clair et doux.
Nous gagnerons ainsi du temps demain matin pour lever le camp.

Nos gourdes ayant été vidées plus rapidement que prévu, la chance a voulu que le berger ait fait des réserves d'eau de pluie dans une citerne, ainsi, tout le monde a pu faire ses réserves.

La nuit nous a révélé tous ses secrets. Un ciel étoilé, le chant des nocturnes et... Mosquito, qui, de brin d'herbe en brin d'herbe, a pris le grand large, Nadine ne l'ayant pas attaché, lui faisant une confiance aveugle.
Nous ne l'avons pas entendue l'appeler pendant une heure...

Demain, nous comptons nous lever très tôt pour aller prendre notre petit déjeuner au chalet Reynard, et commencer la grande ascension, nous avons hâte!

Mais en attendant, les étoiles nous attendent....

Bonne nuit!
vendredi 22 mai 2009
Accueillis comme des coqs en pâte hier soir non loin de Malaucène par Laurent et Bernadette, j'ai eu le plaisir de retrouver Nadine et son mari, en compagnie de son âne Mosquito, belle bête trapue et costaude, croisé du Poitou avec une belle croix de Saint-André.

L'an dernier, elle m'avait parlé de son envie de faire un bout de chemin avec nous et c'est ce que nous avons décidé pour ce matin, alors que la rencontre avec Bandit n'avait pas été engageante.

Après une excellente soirée, nous avons ouvert les yeux à 7h, sous un ciel plutôt nuageux.

Nous sommes donc descendus sur Malaucène vers 10h30, en compagnie de Nadine et Mosquito, et finalement, la cohabitation s'est très bien passée.

Comme nous l'avions prévu, l'arrivée sur la place principale du village a été héroïque.
En effet, cette année, le concours des médias, que je remercie au passage de nous suivre avec autant d'intérêt pour Gabriel, nous avons le plaisir de voir que les habitants nous reconnaissent et font souvent référence à un article paru dans les quotidien locaux. Ils ne manquent pas de nous poser tout un tas de question, pourquoi nous marchons, pour qui, comment, ne se lassent pas d'en savoir toujours plus sur les ânes.




















Nous avons attaché les ânes le long d'un magnifique lavoir roman, et pendant que Nadine et Joëlle faisaient quelques courses de produits frais et se procuraient des pansements contre les ampoules ( et oui, le métier rentre!), j'ai gardé mon trio à poils. J'ai eu la grande surprise de récolter quelques dons supplémentaires, spontanément, même de la part d'un petit garçon!


Après le déjeuner, vers 12h30, à grands regrets partagés, nous avons quitté cette charmante petite commune de Malaucène, direction la Combe de Comentige, fabuleux site que je voulais absolument faire découvrir à Joëlle.

Mais je savais, pour l'avoir atteinte l'an dernier, que la montée allait être très rude. En effet, nous sommes passés de 425 à 735 mètres d'altitude en peu de temps. Pour éviter de la faire galoper, je suis passée devant avec Bandit et elle a suivi à son rythme avec Marius.
Mais une fois au sommet, comme je le devinais, la beauté de l'endroit lui a fait oublier toutes les douleurs et les efforts fournis.
Quel spectacle!

Après un moment proche de la méditation, nous sommes redescendus par la forêt domaniale du Ventoux, avant d'attaquer la Combe Obscure, tronçon très dangereux en raison de l'aspect rocailleux et pentu du sentier.
Joëlle a d'ailleurs fait un beau vol plané mais sans gravité.

Il était temps pour tout le monde de s'arrêter, les ânes étaient très fatigués et nous aurions pris trop de risques en continuant.

Nous étions sur une aire naturelle de camping, sur le domaine de la commune de Bédouin, finalement pas si loin de l'objectif du jour.
Nous avons demandé au responsable des lieux l'autorisation de nous installer, ce qu'il a accepté, à la condition que les ânes ne passent pas la soirée et la nuit à braire.

C'était sans compter des congénères, un peu plus haut en pâturage, auxquels ils n'ont pas cessé d'adresser des messages...
Car oui, les ânes communiquent entre eux, je serais curieux de connaître les sujets de discussion!

Finalement, les ânes sont des animaux surprenants.
Même après 2 ans d'aventure, ils me surprennent encore.
Cet après-midi, nous sommes arrivés en bas d'un chemin, bloqué par quelques arbres plantés en travers.

D'après nos calculs, il nous fallait les débâter pour passer au-dessus des troncs.
Pendant que Nadine et Mosquito étaient partis en éclaireurs sur le côté afin de voir si on ne pouvait pas plutôt contourner les troncs, j'ai vu Marius plier les jambes avant, imité aussitôt par Marius.

Eux avaient vu tous seuls qu'en fait, on pouvait passer en dessous des troncs.
Pas nous!

Et après, qui osera encore dire qu'un âne n'est pas intelligent ni doué de réflexion?

C'est ainsi que s'achève cette journée intense, riche en émotion, partage, plaisir, et craintes.

Demain, une journée encore plus chargée nous attend, à nous le Mont Ventoux!

Bonne nuit!

A propos de nous...

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Heureux Marius
Le 23 mars 2016, poussés par un vent de liberté, nous sommes partis pour un voyage de trois ans au pas d'un âne et d'une mule. Un tour de France avant de nous diriger vers l'Espagne, le Portugal puis l'Italie. Un voyage pour mieux se redécouvrir, goûter la vie et sa magie. Et vous la faire partager sur notre blog.
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Utilisation des dons ?

L'association a besoin de dons pour continuer l'embauche d'une précieuse aide à domicile qui fait faire beaucoup de progrès à Gabriel, et pour financer également des massages pour étirer ses tendons et ses muscles afin de prolonger l'action des attèles de nuit (Le fait d'étirer les tendons des membres inférieurs permet de retarder voire d'éviter les injections de toxines botulique).
En 2009, l'association souhaitait financer l'équithérapie qui favorise l'apprentissage de l'équilibre et la musculature en général, les coûts d'ergothérapie, d'ostéopathie ou encore le voyage et le logement pour la delphinothérapie. L'association Gabriel devait également financer du petit matériel indispensable aux soins de l'enfant comme le trampoline, un ballon à picot, un appareil pour muscler la ceinture abdominale et le dos pour lutter contre l'hypotonie qui occasionnerait le port du corset.

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Le parcours.


Quelques chiffres :

Distance totale : 218 km
Altitude minimum : 236 m
Altitude maximum : 1912 m
Dénivelé positif : 9385 m

Jour 1 (mardi 19 mai,fin d'après-midi) : (14,10km)
Rousset-les-Vignes / Nyons
Jour 2 (mercredi 20 mai) : (20,50 km)
Nyons /Mirabel aux Baronnies /Piégon /Mérindol-les-Oliviers
Jour 3 (jeudi 21mai) :(15,70 km)
Mérindol-les-Oliviers / Faucon / Entrechaux /Malaucène
Jour 4 (vendredi 22 mai) : (21,85 km)
Malaucène / Bédouin
Jour 5 (samedi 23 mai) : (27 km)
Bédouin /Chalet Reynard / Mont Ventoux / Mont Serein
Jour 6 (dimanche 24 mai) : Repos
Journée 7 (lundi 25 mai) : (17,95 km)
Mont Serein / Brantes (La Maison Forestière)
Journée 8 (mardi 26 mai) : (16,93 km)
Brantes / Plaisians /La Penne sur Ouvèze (Camping)
Journée 9 (mercredi 27 mai) : (23 km)
La Penne sur Ouvèze / Beauvoisin / Rochebrune
Journée 10 (jeudi 28 mai) :(15 km)
Rochebrune / Sainte Jalle / Arpavon
Journée 11 (vendredi 29 mai) : (27 km)
Arpavon /Sahune / Villeperdrix / Saint-Ferréol-Trente-Pas
Journée 12 (samedi 30 mai) : (11,55 km)
Saint-Ferréol / Miélandre
Journée 13 (dimanche 31 mai) :(13,80 km)
Miélandre / Venterol / Rousset

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Du Ventoux au Vercors, l'aventure continue
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