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Marius et Bandit sont deux ânes qui ont entamé, le 19 mais 2009, une randonnée de 650 km en 35 jours pour Gabriel, un enfant de 6 ans atteint d'une lésion cérébrale car son cerveau a manqué d'oxygène à la naissance, à cause d'une erreur médicale.
Une association drômoise a été créée par la famille de Gabriel (http://www.asso-gabriel.com). L'objectif de ce périple est donc de récolter des dons qui seront redistribués au travers d’activités ou d’achats de matériel contribuant ainsi au développement psychomoteur de Gabriel.
Ce blog est le carnet de voyage de cette aventure qui se déroule en deux temps. D'abord du 19 au 31 mai 2009 avec l'ascension du Ventoux, un périple de 220 km. Puis du 1er au 23 août, avec la traversée des grands espaces du Vercors.
Une association drômoise a été créée par la famille de Gabriel (http://www.asso-gabriel.com). L'objectif de ce périple est donc de récolter des dons qui seront redistribués au travers d’activités ou d’achats de matériel contribuant ainsi au développement psychomoteur de Gabriel.
Ce blog est le carnet de voyage de cette aventure qui se déroule en deux temps. D'abord du 19 au 31 mai 2009 avec l'ascension du Ventoux, un périple de 220 km. Puis du 1er au 23 août, avec la traversée des grands espaces du Vercors.
Affichage des articles dont le libellé est saint ferreol trente pas. Afficher tous les articles
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samedi 30 mai 2009
21:21 | Publié par
Unknown |
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La nuit a été mouvementée.
Bandit, habitué à dormir en box, a eu peur du moindre bruit et surtout de celui du vent, qui a soufflé un peu fort. Il a fini par communiquer son angoisse à Marius, pourtant imperturbable d'habitude. Nous n'avons pas cessé de nous réveiller pour contrôler si tout allait bien.
Forcément, ce matin, à 7h, le réveil a été un peu... Rude.
Comme nous n'avons pas trouvé une épicerie ouverte hier à Sainte Jalle, nos réservés étaient quasiment épuisées et par conséquent, le petit déjeuner plus que léger.
Après avoir bâté Marius et Bandit, il était déjà 9h lorsque nous avons repris le chemin.
Nous avons dû emprunter un chemin très étroit, accidenté, et il nous a fallu débâter et bâter à maintes reprises pour pouvoir passer.
Et finalement, voici devant quoi nous nous sommes retrouvés en haut du chemin:
Nous avons perdu à peu près 1h pour faire 100 mètres.
Nous avons donc préféré couper par la colline, tout de même un peu agacés par ces pancartes et fils de fer, en haut de ce chemin qu'on croyait ouvert. Si nous les avions vues à l'entrée, nous n'aurions pas perdu autant de temps ni pris autant de risques.
Nous avons franchi le col de la Charbonnière, à 857 mètres puis avons repris la route.
C'est à ce moment que nous avons quitté la vallée de l'Ennuyé pour celle de l'Eygues.
Nous étions en direction de Sahune, quand la faim nous a surpris, alors que nous étions à la hauteur d'une table d'orientation, non loin d'un cimetière du 19ème siècle.
Il était à peu près 13h, nous nous sommes permis de faire une petite sieste et j'ai malgré moi démoralisé Joëlle, lui annonçant laconiquement qu'il ne nous restait que 8 à 9h de marche avant Saint Férreol Trente Pas...
Enfin, à Sahune, nous nous sommes pris le petit café qui nous avait tant maqué le matin, donné à manger aux ânes, fait quelques courses, rencontré des gens qui nous avaient vus dans le journal et nous ont encouragés gentiment.
Afin de ne pas assommer Joëlle d'avantage, j'ai décidé de prendre un peu de départementale, malgré le bruit des véhicules passant qui avaient tendance à effrayer Marius et Bandit.
Mais la route s'est fait moins visitée au bout de 2kms et nous avons tranquillement poursuivi.
Peu avant Eyrolles, nous nous sommes reposés un moment et avons prévenu nos amis, Barbara et Bernanrd, de notre arrivée.
Au moment où nous repartions, nous avons eu la joie de les voir arriver en voiture!
Bernard a pris le sac de Joëlle et Barbara a achevé le parcours avec nous pour les 3 kms restants.
Nous avons rencontré des enfants adorables, qui nous ont souhaité bon courage pour la suite.
Et puis...
Saint Ferréol.
Vallée de l'Eygues
Bandit, habitué à dormir en box, a eu peur du moindre bruit et surtout de celui du vent, qui a soufflé un peu fort. Il a fini par communiquer son angoisse à Marius, pourtant imperturbable d'habitude. Nous n'avons pas cessé de nous réveiller pour contrôler si tout allait bien.
Forcément, ce matin, à 7h, le réveil a été un peu... Rude.
Après avoir bâté Marius et Bandit, il était déjà 9h lorsque nous avons repris le chemin.
Nous avons dû emprunter un chemin très étroit, accidenté, et il nous a fallu débâter et bâter à maintes reprises pour pouvoir passer.
Nous avons donc préféré couper par la colline, tout de même un peu agacés par ces pancartes et fils de fer, en haut de ce chemin qu'on croyait ouvert. Si nous les avions vues à l'entrée, nous n'aurions pas perdu autant de temps ni pris autant de risques.
C'est à ce moment que nous avons quitté la vallée de l'Ennuyé pour celle de l'Eygues.
Le changement de végétation est flagrant et le paysage superbe, digne des plus belles cartes postales, avec le soleil, le vent dans les feuillus et les oiseaux en plus!
Nous étions en direction de Sahune, quand la faim nous a surpris, alors que nous étions à la hauteur d'une table d'orientation, non loin d'un cimetière du 19ème siècle.
Il était à peu près 13h, nous nous sommes permis de faire une petite sieste et j'ai malgré moi démoralisé Joëlle, lui annonçant laconiquement qu'il ne nous restait que 8 à 9h de marche avant Saint Férreol Trente Pas...
Enfin, à Sahune, nous nous sommes pris le petit café qui nous avait tant maqué le matin, donné à manger aux ânes, fait quelques courses, rencontré des gens qui nous avaient vus dans le journal et nous ont encouragés gentiment.
Afin de ne pas assommer Joëlle d'avantage, j'ai décidé de prendre un peu de départementale, malgré le bruit des véhicules passant qui avaient tendance à effrayer Marius et Bandit.
Mais la route s'est fait moins visitée au bout de 2kms et nous avons tranquillement poursuivi.
Peu avant Eyrolles, nous nous sommes reposés un moment et avons prévenu nos amis, Barbara et Bernanrd, de notre arrivée.
Au moment où nous repartions, nous avons eu la joie de les voir arriver en voiture!
Bernard a pris le sac de Joëlle et Barbara a achevé le parcours avec nous pour les 3 kms restants.
Nous avons rencontré des enfants adorables, qui nous ont souhaité bon courage pour la suite.
Et puis...
Saint Ferréol.
Il était 19h.
Nous avons posé nos sacs, débâté les ânes et j'ai enfilé ma cagoule de bourreau pour retirer le sparadrap fortement collé aux poils de Bandit, Joëlle ayant trop peur que son fidèle destrier lui en veuille.
Ah, les filles...
Nous passons une excellente soirée en compagnie de Barbara et Bernard, qui nous avaient été d'une grande aide lors de la Virade de Marius.
Demain, nous allons devoir laisser le ciel, le soleil, les champs, les vallées, le Ventoux et tous ces gens qui ont jalonné nos sentiers de bonheur...
Bonne nuit!
Nous avons posé nos sacs, débâté les ânes et j'ai enfilé ma cagoule de bourreau pour retirer le sparadrap fortement collé aux poils de Bandit, Joëlle ayant trop peur que son fidèle destrier lui en veuille.
Ah, les filles...
Nous passons une excellente soirée en compagnie de Barbara et Bernard, qui nous avaient été d'une grande aide lors de la Virade de Marius.
Demain, nous allons devoir laisser le ciel, le soleil, les champs, les vallées, le Ventoux et tous ces gens qui ont jalonné nos sentiers de bonheur...
Bonne nuit!
vendredi 29 mai 2009
21:21 | Publié par
Unknown |
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Il faisait beau ce matin, quand vers 11h, nous avons salué une dernière fois les moutons, qui nous ont gardés toute la nuit...
Nous avons pris du retard sur l'horaire, en raison d'une vilaine blessure sous le bât de Bandit.
Nous serions bien restés à traîner sur ce plateau, dans l'herbe verte et grasse, qui n'avait pas été aussi fournie depuis 2003, selon le berger. Marius et son acolyte s'en sont donnés à coeur joie cette nuit!
Nous avons bien marché, comme nous sommes sur le retour, nous rencontrons logiquement plus de pentes que de côtes, mais à 12h30 à peine, pris d'une fringale, nous nous sommes arrêtés au col des Lantons pour pique-niquer et même faire la petite sieste, histoire de ne pas perturber le cours de la nature...
Vers 14h30, reposés, nous avons repris le sentier en direction de Rochebrune, dont nous avons visité la chapelle, les ruelles, pu remplir nos gourdes...

Puis, boostés par les descentes ou le plat, nous avons vite gagné Sainte Jalle, que Joëlle a particulièrement apprécié, notamment pour une bonne glace et un soda bien mérités!
Mais la seule rue à prendre pour emprunter le sentier pour Arpavon était barrée par un camion et une bétonnière. Et le temps de comprendre qu'il n'y avait pas d'autre issue, nous avons tourné.... En rond.
Finalement, après maintes manoeuvres, nous avons pu nous glisser entre le véhicule et l'outil, en débâtant Bandit et quelques pas de gymnastique...
Nous avons ainsi franchi le col du Goudon, à 602 mètres, non loin du Poêt-Sigillat où nous avons vécu un moment unique puisqu'il ne survient qu'une fois par jour et ne dure que l'instant de faire quelques photos, un coucher de soleil des plus rougeoyant qui nous offrait ses dernières lueurs et jetait sur la vallée les prémices de la nuit.
C'était beau, mais encore à 9kms d'Arpavon, où un gîte n'attendait que nos pieds fatigués.
Malheureusement, il était déjà 20h30 et nous avons dû nous résoudre à ne marcher encore que 6kms, le temps que la lumière du jour nous a laissés avant de nous "clouer" sur place pour la nuit.
Mais ça n'a pas été sans peine, un gros dénivelé, sur un sentier équestre très étroit, à flanc de falaise, qu'à première vue nous ne voulions pas prendre tant il paraissait en mauvais état.
Mais Joëlle, la courageuse, s'est avancée en éclaireur et avec de multiples précautions, nous avons effectué un dénivelé de plus de 400 mètres sans incident.
Il était 21h45 quand nous sommes arrivés sur le lieu-dit Le Chardonnier, un plateau venté et frais.
Mais trop fatigués et dans la pénombre, impossible de parcourir les 3kms qui nous séparent encore d'Arpavon.
Nous avons planté la tente, et allons bien nous couvrir pour la nuit.
Demain, c'est promis, Saint Férréol-Trente-Pas est à nous!
Bonne nuit!
Nous avons pris du retard sur l'horaire, en raison d'une vilaine blessure sous le bât de Bandit.
Nous serions bien restés à traîner sur ce plateau, dans l'herbe verte et grasse, qui n'avait pas été aussi fournie depuis 2003, selon le berger. Marius et son acolyte s'en sont donnés à coeur joie cette nuit!
Nous avons bien marché, comme nous sommes sur le retour, nous rencontrons logiquement plus de pentes que de côtes, mais à 12h30 à peine, pris d'une fringale, nous nous sommes arrêtés au col des Lantons pour pique-niquer et même faire la petite sieste, histoire de ne pas perturber le cours de la nature...
Vers 14h30, reposés, nous avons repris le sentier en direction de Rochebrune, dont nous avons visité la chapelle, les ruelles, pu remplir nos gourdes...
Puis, boostés par les descentes ou le plat, nous avons vite gagné Sainte Jalle, que Joëlle a particulièrement apprécié, notamment pour une bonne glace et un soda bien mérités!
Mais la seule rue à prendre pour emprunter le sentier pour Arpavon était barrée par un camion et une bétonnière. Et le temps de comprendre qu'il n'y avait pas d'autre issue, nous avons tourné.... En rond.
Finalement, après maintes manoeuvres, nous avons pu nous glisser entre le véhicule et l'outil, en débâtant Bandit et quelques pas de gymnastique...
Nous avons ainsi franchi le col du Goudon, à 602 mètres, non loin du Poêt-Sigillat où nous avons vécu un moment unique puisqu'il ne survient qu'une fois par jour et ne dure que l'instant de faire quelques photos, un coucher de soleil des plus rougeoyant qui nous offrait ses dernières lueurs et jetait sur la vallée les prémices de la nuit.
C'était beau, mais encore à 9kms d'Arpavon, où un gîte n'attendait que nos pieds fatigués.
Malheureusement, il était déjà 20h30 et nous avons dû nous résoudre à ne marcher encore que 6kms, le temps que la lumière du jour nous a laissés avant de nous "clouer" sur place pour la nuit.
Mais ça n'a pas été sans peine, un gros dénivelé, sur un sentier équestre très étroit, à flanc de falaise, qu'à première vue nous ne voulions pas prendre tant il paraissait en mauvais état.
Mais Joëlle, la courageuse, s'est avancée en éclaireur et avec de multiples précautions, nous avons effectué un dénivelé de plus de 400 mètres sans incident.
Il était 21h45 quand nous sommes arrivés sur le lieu-dit Le Chardonnier, un plateau venté et frais.
Mais trop fatigués et dans la pénombre, impossible de parcourir les 3kms qui nous séparent encore d'Arpavon.
Nous avons planté la tente, et allons bien nous couvrir pour la nuit.
Demain, c'est promis, Saint Férréol-Trente-Pas est à nous!
Bonne nuit!
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- Unknown
Utilisation des dons ?
L'association a besoin de dons pour continuer l'embauche d'une précieuse aide à domicile qui fait faire beaucoup de progrès à Gabriel, et pour financer également des massages pour étirer ses tendons et ses muscles afin de prolonger l'action des attèles de nuit (Le fait d'étirer les tendons des membres inférieurs permet de retarder voire d'éviter les injections de toxines botulique).
En 2009, l'association souhaitait financer l'équithérapie qui favorise l'apprentissage de l'équilibre et la musculature en général, les coûts d'ergothérapie, d'ostéopathie ou encore le voyage et le logement pour la delphinothérapie. L'association Gabriel devait également financer du petit matériel indispensable aux soins de l'enfant comme le trampoline, un ballon à picot, un appareil pour muscler la ceinture abdominale et le dos pour lutter contre l'hypotonie qui occasionnerait le port du corset.
En 2009, l'association souhaitait financer l'équithérapie qui favorise l'apprentissage de l'équilibre et la musculature en général, les coûts d'ergothérapie, d'ostéopathie ou encore le voyage et le logement pour la delphinothérapie. L'association Gabriel devait également financer du petit matériel indispensable aux soins de l'enfant comme le trampoline, un ballon à picot, un appareil pour muscler la ceinture abdominale et le dos pour lutter contre l'hypotonie qui occasionnerait le port du corset.
Le parcours.
Distance totale : 218 km
Altitude minimum : 236 m
Altitude maximum : 1912 m
Dénivelé positif : 9385 m
Jour 1 (mardi 19 mai,fin d'après-midi) : (14,10km)
Rousset-les-Vignes / Nyons
Jour 2 (mercredi 20 mai) : (20,50 km)
Nyons /Mirabel aux Baronnies /Piégon /Mérindol-les-Oliviers
Jour 3 (jeudi 21mai) :(15,70 km)
Mérindol-les-Oliviers / Faucon / Entrechaux /Malaucène
Jour 4 (vendredi 22 mai) : (21,85 km)
Malaucène / Bédouin
Jour 5 (samedi 23 mai) : (27 km)
Bédouin /Chalet Reynard / Mont Ventoux / Mont Serein
Jour 6 (dimanche 24 mai) : Repos
Journée 7 (lundi 25 mai) : (17,95 km)
Mont Serein / Brantes (La Maison Forestière)
Journée 8 (mardi 26 mai) : (16,93 km)
Brantes / Plaisians /La Penne sur Ouvèze (Camping)
Journée 9 (mercredi 27 mai) : (23 km)
La Penne sur Ouvèze / Beauvoisin / Rochebrune
Journée 10 (jeudi 28 mai) :(15 km)
Rochebrune / Sainte Jalle / Arpavon
Journée 11 (vendredi 29 mai) : (27 km)
Arpavon /Sahune / Villeperdrix / Saint-Ferréol-Trente-Pas
Journée 12 (samedi 30 mai) : (11,55 km)
Saint-Ferréol / Miélandre
Journée 13 (dimanche 31 mai) :(13,80 km)
Miélandre / Venterol / Rousset
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